vendredi 31 mai 2013

Pas de connexion au fin fond de l'Altiplano.....
 Le 29 mai nous quittons Cochabamba, direction le parc naturel Sajama.
La route qui mène au Chili est goudronnée....ouf !
Elle monte, monte, monte comme la petite bête. Normal, nous passons de 2500 m à 4300 avec des cols à 4700.
Beaux paysages et enfin, je retrouve l'Altiplano. Et cela confirme que c'est le paysage qui m'émeut le plus. Sous le soleil en plus c'est envoûtant.
En route un premier arrêt après Patacamaya pour voir les < chullpars> tombeaux précolombiens en hauteur. Il y en a beaucoup, c'est étrange dans le paysage.
Puis, petit détour dans le village de Curahuara de Carangas qui possède une église surnommée < la Sixtine de l'Altiplano. > C'est une grande église toute blanche avec le toit en chaume. L'intérieur est entièrement peint, des peintures murales naïves qui représentent le nouveau et l'ancien testament. Ces peintures de 1608 ont été réalisées par les gens du village et des environs guidés par les missionnaires. Quelques surprises : Judas pose un pied sur un chien noir, symbole pour les indigènes du mal, dans la fresque < la ultima cena> également un cuy, cochon dinde, plat de luxe dans ces régions et dans la sacristie, un portrait peint sur le mur de.......Louis XIV......des missionnaires français étaient présents. Mais le plus surprenant c'est ce qui est derrière le retable ajouté au XVIII °siècle. Le retable est baroque, doré, comme ceux qu'on peut voir à Toledo ou Segovia. Il y a deux ans il a été décidé unes restauration et il a été démonté pièce par pièce et derrière on a trouvé une immense peinture de la Vierge à l'enfant, totalement différente des peintures murales. C'est un tableau d'influence italienne, anonyme et il semblerait qu'un missionnaire italien l'ait commandée à un peintre.
Nous continuons notre route et au fur et à mesure que nous approchons du parc nous apercevons le volcan Sajama enneigé, majestueux mais aussi les volcans jumeaux Payachatas un bolivien un chilien et la chaîne de montagne du Chili. Un spectacle à couper le souffle. La beauté à l'état pur.
Nous arrivons enfin au village de Sajama : des alpagas et des lamas partir, une belle église, une école et c'est tout. De là nous prenons une piste, passons devant la laguna Huana Khota et ses flamants roses et nous arrivons à Tomarapi où nous serons hébergés dans un albergue ecoturístico. Dans un petit ensemble de logements typiques, des chambres grandes avec salle de bain, eau chaude solaire et d'une propreté exemplaire. Au milieu des petits ensembles une cour pavée, des bancs et l'arbre typique le quenua.
Une grande salle commune, des fauteuils, une cheminée. Et surtout ce qui est remarquable c'est que l'auberge est gérée par une communauté aymara et tous les bénéfices vont à la communauté. Chaque mois, 5 personnes sont choisies pour la gestion, l'entretien, les repas
Celle qui nous reçoit parle mal l'espagnol mais celle qui nous sert oui alors je discute longuement avec elle. Elle me parle de leur vie, de l'auberge, du respect pour le volcan Sajama considéré comme un père protecteur....discussion passionnante pour moi.
Le soir, pour le dîner nous aurons : une soupe bolivienne, des brochettes de lama avec des poivrons et des galettes de quinoa....délicieux. J'ai moins aimé le dessert, une gélatine goût fraise. Et sans oublier le mate de coca.
Un seul problème : le froid. Malgré un petit chauffage dans les chambres il fait très très froid et je dors mal avec mes superpositions de vêtements.....En revanche, contrairement à mes compagnons de voyage je supporte bien l'altitude.
Au petit matin, déjeuner royal : crêpes, confiture, oeuf, jus de paoaye, pain et café.
 Nous allons quitter Tomarapi mais au moment de partir, les hôtesses viennent l'inviter à passer un temps dans leur communauté si je veux. C'est un très grand honneur qu'elles me font.
Émotion.
En route vers Tiwanaku.

















.
La femme qui est à l'accueil parle mal l'espagnol mais celle qui nous sert le repas oui et donc je discute avec elle et elle me parle de l'auberge, de leur vie, de leur

2 commentaires:

  1. C'est pas mauvais. En revanche je ne mangerai pas des alpacas. Trop mignons, on dirait des peluches !

    RépondreSupprimer