Plusieurs jours sans pouvoir me connecter. Je reprends donc à lundi matin.
Au petit déjeuner revue de la presse qui annonce en gros titres un cuarto
intermedio de 30 heures.
Vite bagages et départ pour les missions jésuites.
De Santa Cruz à San José nous empruntons une route rectiligne et goudronnée qui relie la Bolivie au Brésil.
Des kilomètres de végétation luxuriante et des haciendas et du bétail.
La terre est riche et fertile. Le système du latifundio perdure ici.
Et puis, sur le trajet, une rencontre insolite. Nous nous arrêtons pour boire. Un <bar> .....le mot est impropre. Un tas de planches en bois, disjointes. Une télé qui fait office de juke box et qui passe à tue-tête une chanson de Abba et un groupe de Mennonites ( qué des garçons bien sûr ) qui jouent au billard. Pantalons rayés à bretelles, chemises et casquettes. Leur calèche tirée par des chevaux garée près de l'entrée. Et nous trois, venus d'ailleurs.
Surréaliste.
Ce n'est pas Bagdad café c'est Bilivia café.....
Arrivée à San José, première mission de notre circuit. Le choc, le coup de coeur.
La caractéristique de tous ces villages, anciennes missions jésuites c'est : une église baroque avec des peintures murales, des piliers en bois travaillé, une place centrale arborée et fleurie, un hâvre de paix et, tout autour de la place, sur les trois côtés restants, des maisons basses, très colorées avec des avancées en bois.
Il se dégage de ces lieux une impression de paix, de sérénité. Nous sommes hors du temps.
Nous continuons vers Santiago de Chiquitos. La piste est rectiligne mais difficilement pratiquable. Puis Santa Ans. Même émerveillement chaque fois.
Nous dormirons là, à la Casa de la Comunidaf Valenciana, financé par la coopération espagnole. Logement sommaire, trois lits dans une chambre et salled'eau sans eau. Dans la cour dedes poules, des lapins, des oies.
Nous avons faim mais, où manger ? Finalement grâce à une jeune femme on nous prépare du café et des cunapés qui calment notre faim. Nous sommes à jeun depuis le matin.....
Nuit reposante et au matin, poursuite du circuit : San Ignacio, Concepción, San Javier, la plus ancienne.
Ce circuit, malgré la piste pénible, est un vrai bonheur. L'occasion de rencontres aussi : un enfant de 7 ans qui joue du violon et deux enfants à vélo qui veulent que je les prenne en photo pour les ramener en France.
Instants magiques avec des gens très réservés mais qui toujours répondent à mon sourire.
Retour à Santa Cruz et nous apprenons qué les syndicats ont décidé un cuarto intermedio de 30 jours pour donner toutes les chances aux négociations....
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