Vendredi 31 Mai.
Ce matin nous devions partir vers Copacabana, au bord du lac Titicaca mais.....mauvaise humeur ( et c'est peu dire !) de JP et E .qui ne supportent pas l'altitude ( sans commentaire) et qui décident de partir à Coroico. Tant pis, je ne verrai pas le Titicaca du côté bolivien. Heureusement dans 5 jours je le verrai du côté péruvien.
Pour aller à Coroico il faut traverser La Paz. Re-galère, ça m'amuse beaucoup.
Nous montons à 4800 m, il fait un vent violent. Paysage de glaciers, de neige puis nous plongeons pour descendre à 1750 m, à Coroico, perché tout en haut d'une colline.
C'est la région des Yungas. Il fait très chaud, végétation tropicale. Bizarre ces deux visages de la Bolivie à quelques kilomètres de distance. Bizarre aussi la population d'origine africaine qui peuple la région, descendants des esclaves d'Afrique qu'on faisait travailler dans les mines. Et les survivants de cette population noire s'installèrent dans les Yungas, obtenant leur liberté en 1953 seulement.
Tout au long du parcours par cette nouvelle route sûre quoique spectaculaire, nous longeons la fameuse route de la mort, ainsi nommée par le nombre de camions, de véhicules qui plongeaient dans les ravins de plus de 1000 m ! Il s'agit d'un chemin de terre étroit, avec des virages en épingle à cheveux, où deux véhicules ne peuvent se croiser...... et c'était la seule route pour Coroico et cette partie de l'Amazonie. Cette ancienne route est à présent utilisée par les VTT et les touristes avides de sensations fortes
Mais le < paradis> comme s'appelle la ville, se mérite et l'arrivée est dure et pénible.
Joli petit hôtel recommandé par le Routard. J'ai une jolie chambre avec une vue imprenable sur la vallée. Demain matin, au lever du jour....photos.
vendredi 31 mai 2013
Nous voilà donc partis vers Tiwanaku mais pour y arriver il faut traverser El Alto, le haut quartier de La Paz.... galère galère....aucune indication. Dur mais nous y arrivons.
Nous déposons nos affaires dans un joli hôtel tout neuf et.....inachevé, tout près du site pré inca.L'hôtel est tenu par une dame âgée, d'origine aymara, il est financé en partie par une ONG.
Et nous voilà partis pour visiter le site. Je choisis d'être accompagnée par un guide, Eduardo, spécialiste d'histoire et d'arquéologie. Passionnant.
Le site, classé Patrimoine mondial par l'UNESCO, est le symbole de la civilisation Tiwanaku qui a précédé les Incas. Une civilisation de bâtisseurs, de potiers mais aussi de guerriers qui s'est étendue jusqu'au sud du Pérou et au nord de l'Argentine. Une civilisation qui a disparu probablement pour des raisons de climat, de sècheresse.
Le site se divise en plusieurs parties : le Kalasasaya avec ses syoerbes et gigantesques monolithes, le temple semi souterrain et l'Akapana ancienne pyramide mais il n'en reste rien. Et puis, à côté, le site Puma Ounku, postérieur au premier où on voit que le bronze était utilisé pour sceller les pierres.
La visite se termine par les musées ( en piètre état) et la pièce maîtresse : le Bennett, représentation monumentale de la Pachamama, déesse de la terre. On voit d'ailleurs un calendrier agricole sur son flanc.
Magnifique statue, impressionnante statue.
Petit dîner simple et repos.
Malgré l'altitude (3700m) il ne fait pas trop froid à l'hôtel.
Nous déposons nos affaires dans un joli hôtel tout neuf et.....inachevé, tout près du site pré inca.L'hôtel est tenu par une dame âgée, d'origine aymara, il est financé en partie par une ONG.
Et nous voilà partis pour visiter le site. Je choisis d'être accompagnée par un guide, Eduardo, spécialiste d'histoire et d'arquéologie. Passionnant.
Le site, classé Patrimoine mondial par l'UNESCO, est le symbole de la civilisation Tiwanaku qui a précédé les Incas. Une civilisation de bâtisseurs, de potiers mais aussi de guerriers qui s'est étendue jusqu'au sud du Pérou et au nord de l'Argentine. Une civilisation qui a disparu probablement pour des raisons de climat, de sècheresse.
Le site se divise en plusieurs parties : le Kalasasaya avec ses syoerbes et gigantesques monolithes, le temple semi souterrain et l'Akapana ancienne pyramide mais il n'en reste rien. Et puis, à côté, le site Puma Ounku, postérieur au premier où on voit que le bronze était utilisé pour sceller les pierres.
La visite se termine par les musées ( en piètre état) et la pièce maîtresse : le Bennett, représentation monumentale de la Pachamama, déesse de la terre. On voit d'ailleurs un calendrier agricole sur son flanc.
Magnifique statue, impressionnante statue.
Petit dîner simple et repos.
Malgré l'altitude (3700m) il ne fait pas trop froid à l'hôtel.
Pas de connexion au fin fond de l'Altiplano.....
Le 29 mai nous quittons Cochabamba, direction le parc naturel Sajama.
La route qui mène au Chili est goudronnée....ouf !
Elle monte, monte, monte comme la petite bête. Normal, nous passons de 2500 m à 4300 avec des cols à 4700.
Beaux paysages et enfin, je retrouve l'Altiplano. Et cela confirme que c'est le paysage qui m'émeut le plus. Sous le soleil en plus c'est envoûtant.
En route un premier arrêt après Patacamaya pour voir les < chullpars> tombeaux précolombiens en hauteur. Il y en a beaucoup, c'est étrange dans le paysage.
Puis, petit détour dans le village de Curahuara de Carangas qui possède une église surnommée < la Sixtine de l'Altiplano. > C'est une grande église toute blanche avec le toit en chaume. L'intérieur est entièrement peint, des peintures murales naïves qui représentent le nouveau et l'ancien testament. Ces peintures de 1608 ont été réalisées par les gens du village et des environs guidés par les missionnaires. Quelques surprises : Judas pose un pied sur un chien noir, symbole pour les indigènes du mal, dans la fresque < la ultima cena> également un cuy, cochon dinde, plat de luxe dans ces régions et dans la sacristie, un portrait peint sur le mur de.......Louis XIV......des missionnaires français étaient présents. Mais le plus surprenant c'est ce qui est derrière le retable ajouté au XVIII °siècle. Le retable est baroque, doré, comme ceux qu'on peut voir à Toledo ou Segovia. Il y a deux ans il a été décidé unes restauration et il a été démonté pièce par pièce et derrière on a trouvé une immense peinture de la Vierge à l'enfant, totalement différente des peintures murales. C'est un tableau d'influence italienne, anonyme et il semblerait qu'un missionnaire italien l'ait commandée à un peintre.
Nous continuons notre route et au fur et à mesure que nous approchons du parc nous apercevons le volcan Sajama enneigé, majestueux mais aussi les volcans jumeaux Payachatas un bolivien un chilien et la chaîne de montagne du Chili. Un spectacle à couper le souffle. La beauté à l'état pur.
Nous arrivons enfin au village de Sajama : des alpagas et des lamas partir, une belle église, une école et c'est tout. De là nous prenons une piste, passons devant la laguna Huana Khota et ses flamants roses et nous arrivons à Tomarapi où nous serons hébergés dans un albergue ecoturístico. Dans un petit ensemble de logements typiques, des chambres grandes avec salle de bain, eau chaude solaire et d'une propreté exemplaire. Au milieu des petits ensembles une cour pavée, des bancs et l'arbre typique le quenua.
Une grande salle commune, des fauteuils, une cheminée. Et surtout ce qui est remarquable c'est que l'auberge est gérée par une communauté aymara et tous les bénéfices vont à la communauté. Chaque mois, 5 personnes sont choisies pour la gestion, l'entretien, les repas
Celle qui nous reçoit parle mal l'espagnol mais celle qui nous sert oui alors je discute longuement avec elle. Elle me parle de leur vie, de l'auberge, du respect pour le volcan Sajama considéré comme un père protecteur....discussion passionnante pour moi.
Le soir, pour le dîner nous aurons : une soupe bolivienne, des brochettes de lama avec des poivrons et des galettes de quinoa....délicieux. J'ai moins aimé le dessert, une gélatine goût fraise. Et sans oublier le mate de coca.
Un seul problème : le froid. Malgré un petit chauffage dans les chambres il fait très très froid et je dors mal avec mes superpositions de vêtements.....En revanche, contrairement à mes compagnons de voyage je supporte bien l'altitude.
Au petit matin, déjeuner royal : crêpes, confiture, oeuf, jus de paoaye, pain et café.
Nous allons quitter Tomarapi mais au moment de partir, les hôtesses viennent l'inviter à passer un temps dans leur communauté si je veux. C'est un très grand honneur qu'elles me font.
Émotion.
En route vers Tiwanaku.
.
La femme qui est à l'accueil parle mal l'espagnol mais celle qui nous sert le repas oui et donc je discute avec elle et elle me parle de l'auberge, de leur vie, de leur
Le 29 mai nous quittons Cochabamba, direction le parc naturel Sajama.
La route qui mène au Chili est goudronnée....ouf !
Elle monte, monte, monte comme la petite bête. Normal, nous passons de 2500 m à 4300 avec des cols à 4700.
Beaux paysages et enfin, je retrouve l'Altiplano. Et cela confirme que c'est le paysage qui m'émeut le plus. Sous le soleil en plus c'est envoûtant.
En route un premier arrêt après Patacamaya pour voir les < chullpars> tombeaux précolombiens en hauteur. Il y en a beaucoup, c'est étrange dans le paysage.
Puis, petit détour dans le village de Curahuara de Carangas qui possède une église surnommée < la Sixtine de l'Altiplano. > C'est une grande église toute blanche avec le toit en chaume. L'intérieur est entièrement peint, des peintures murales naïves qui représentent le nouveau et l'ancien testament. Ces peintures de 1608 ont été réalisées par les gens du village et des environs guidés par les missionnaires. Quelques surprises : Judas pose un pied sur un chien noir, symbole pour les indigènes du mal, dans la fresque < la ultima cena> également un cuy, cochon dinde, plat de luxe dans ces régions et dans la sacristie, un portrait peint sur le mur de.......Louis XIV......des missionnaires français étaient présents. Mais le plus surprenant c'est ce qui est derrière le retable ajouté au XVIII °siècle. Le retable est baroque, doré, comme ceux qu'on peut voir à Toledo ou Segovia. Il y a deux ans il a été décidé unes restauration et il a été démonté pièce par pièce et derrière on a trouvé une immense peinture de la Vierge à l'enfant, totalement différente des peintures murales. C'est un tableau d'influence italienne, anonyme et il semblerait qu'un missionnaire italien l'ait commandée à un peintre.
Nous continuons notre route et au fur et à mesure que nous approchons du parc nous apercevons le volcan Sajama enneigé, majestueux mais aussi les volcans jumeaux Payachatas un bolivien un chilien et la chaîne de montagne du Chili. Un spectacle à couper le souffle. La beauté à l'état pur.
Nous arrivons enfin au village de Sajama : des alpagas et des lamas partir, une belle église, une école et c'est tout. De là nous prenons une piste, passons devant la laguna Huana Khota et ses flamants roses et nous arrivons à Tomarapi où nous serons hébergés dans un albergue ecoturístico. Dans un petit ensemble de logements typiques, des chambres grandes avec salle de bain, eau chaude solaire et d'une propreté exemplaire. Au milieu des petits ensembles une cour pavée, des bancs et l'arbre typique le quenua.
Une grande salle commune, des fauteuils, une cheminée. Et surtout ce qui est remarquable c'est que l'auberge est gérée par une communauté aymara et tous les bénéfices vont à la communauté. Chaque mois, 5 personnes sont choisies pour la gestion, l'entretien, les repas
Celle qui nous reçoit parle mal l'espagnol mais celle qui nous sert oui alors je discute longuement avec elle. Elle me parle de leur vie, de l'auberge, du respect pour le volcan Sajama considéré comme un père protecteur....discussion passionnante pour moi.
Le soir, pour le dîner nous aurons : une soupe bolivienne, des brochettes de lama avec des poivrons et des galettes de quinoa....délicieux. J'ai moins aimé le dessert, une gélatine goût fraise. Et sans oublier le mate de coca.
Un seul problème : le froid. Malgré un petit chauffage dans les chambres il fait très très froid et je dors mal avec mes superpositions de vêtements.....En revanche, contrairement à mes compagnons de voyage je supporte bien l'altitude.
Au petit matin, déjeuner royal : crêpes, confiture, oeuf, jus de paoaye, pain et café.
Nous allons quitter Tomarapi mais au moment de partir, les hôtesses viennent l'inviter à passer un temps dans leur communauté si je veux. C'est un très grand honneur qu'elles me font.
Émotion.
En route vers Tiwanaku.
.
La femme qui est à l'accueil parle mal l'espagnol mais celle qui nous sert le repas oui et donc je discute avec elle et elle me parle de l'auberge, de leur vie, de leur
mardi 28 mai 2013
Ce matin grand soleil à Cochabamba, ce sera idéal pour les visites prévues. Bérénice nous accompagne mais, la pauvre, elle a eu la peur de sa vie tellement JP conduit brute et vite, s'énervant au moindre ralentissement et devenant imprudent. Bérénice, blême, s'accrochait désespérément.
Il faut dire qu'en Bolivie il y a toujours du monde sur les abords des routes : des femmes, des enfants et même des animaux et les conducteurs roulent lentement. Du coup JP double à droite, à gauche et devient irresponsable :-((
Bref nous arrivons à Punata, petit village où se tient tous les jeudis un gigantesque marché, réputé comme le plus vivant et le plus typique.
Il y a une foule colorée, bigarrée et on vend de tout : des couteaux, des vis, des fruits......de tout.
J'achète une empanada de queso et je goûte à la chicha. Et cette fois j'aime, rien à voir avec celle que j'avais bue précédemment.
Nous flânons longtemps sur le marché puis nous partons à Arani, un village à 5 kilomètres, un village tranquille avec une jolie place ombragée et une belle basilique aux toits couverts de azulejos. L'intérieur semble intéressant mais des obsèques s'y déroulent donc.....
De retour à Cochabamba, avec Bérénice je vais visiter le musée arqueológico très riche et instructif.
Puis nous allons acheter du mate de coca, pour moi et du dulce de leche pour mon petit neveu, Emmanuel. Nous finissons notre promenade en dégustant un verre de chirimoya glacée (c'est bon !) et nous rejoignons JP et E pour un petit repas que nous offrons à Bérénice pour sa présence.
Demain long trajet vers Sajama, 4200 m, nous repartons vers l'Altiplano que nous ne quitterons plus jusqu'à La Paz.
J'ai fait provision de feuilles de coca :-))
Il faut dire qu'en Bolivie il y a toujours du monde sur les abords des routes : des femmes, des enfants et même des animaux et les conducteurs roulent lentement. Du coup JP double à droite, à gauche et devient irresponsable :-((
Bref nous arrivons à Punata, petit village où se tient tous les jeudis un gigantesque marché, réputé comme le plus vivant et le plus typique.
Il y a une foule colorée, bigarrée et on vend de tout : des couteaux, des vis, des fruits......de tout.
J'achète une empanada de queso et je goûte à la chicha. Et cette fois j'aime, rien à voir avec celle que j'avais bue précédemment.
Nous flânons longtemps sur le marché puis nous partons à Arani, un village à 5 kilomètres, un village tranquille avec une jolie place ombragée et une belle basilique aux toits couverts de azulejos. L'intérieur semble intéressant mais des obsèques s'y déroulent donc.....
De retour à Cochabamba, avec Bérénice je vais visiter le musée arqueológico très riche et instructif.
Puis nous allons acheter du mate de coca, pour moi et du dulce de leche pour mon petit neveu, Emmanuel. Nous finissons notre promenade en dégustant un verre de chirimoya glacée (c'est bon !) et nous rejoignons JP et E pour un petit repas que nous offrons à Bérénice pour sa présence.
Demain long trajet vers Sajama, 4200 m, nous repartons vers l'Altiplano que nous ne quitterons plus jusqu'à La Paz.
J'ai fait provision de feuilles de coca :-))
lundi 27 mai 2013
Retour à Cochabamba après un circuit dans le parc national Torotoro mais < mon ami Torotoro> ( les fans de ciné comprendront !!!!) se fait mériter : 140 km de Cochabamba, 5h30 de trajet. Mais quels paysages !!!! Le routard parle de joyau, je confirme.
Arrivés au village nous allons à l'Office de tourisme et au bureau des guides. Aucune visite n'est autorisée sans guide.
Déception. J'apprends que les plus beaux sites du parc (le canyon, la ciudad de Itas....) ne sont accessibles qu'en faisant 2,3 ou 4 jours de trekking.....C'est impossible.
Nous décidons d'aller voir les traces de dinosaures et le mirador qui surplomble le canyon.
Notre guide nous accompagne dans le passé : empreintes énormes de dinosaures, celles d'un sauropode qui a glissé dans la boue, les 3 doigts d'un carnivore......bref retour vers le passé et moi j'ai du mal à imaginer ces < bébêtes> dans ce décor !
Ensuite nous prenons le chemin du mirador. Le sentier est pentu et empierré et donc......je glisse et patatras!!!! Ouf, mon appareil photo n'a rien mais j'ai le bras et la main gauche écorchés, le pantalon troué et le genou gauche en sang. Mais pas question de renoncer au mirador et j'ai eu raison......
Très récent, métallique, en arc de cercle, il domine le canyon et visible sous mes pieds, 350 mètres de vide. Impressionnant. Il vaut mieux penser que la structure est solide. Le paysage est grandiose et j'ai du mal à détacher mon regard de cette vue spectaculaire mais le guide insiste pour que je remonte, la nuit va tomber.
De retour au village nouspartons à l'hôtel que j'ai choisi. Surprenant. Torotoro dont la population est indigène, est construit comme la plupart des villages boliviens avec des maisons en <adobe> , terre et paille or, El Molino est un grand bâtiment en dur, très moderne, situé à 1 km du village dans un grand parc. La salle commune est immense, carrelée avec un bar et une cheminée. Les chambres sont très grandes et très propres, carrelées aussi, des cours et dans le parc des ânes. Le propriétaire est à Cochabamba et nous sommes reçus par une <gérante> indigène qui nous préparera un dîner délicieux : une soupe bolivienne ( je le répète elles sont excellentes), le plat typique, à savoir poulet, riz, papas frites et tomates fraîches concassées et pour finir une salade de fruits et.....un mate de coca. D'ailleurs il faudra que j'en ramène, j'adore ça !!!!
Avant d'aller me coucher j'observe le ciel. Des étoiles et la voie lactée visibles puisque pas de pollution lumineuse ni atmosphérique.
Nuit calme, le silence absolu.
Au matin, petit déjeuner dans la salle à manger avec un couple d'Américains arrivés dans la nuit.
J'avais prévu de faire < las siete vueltas> , un circuit à pied de 3 heures mais.....genou douloureux et très enflé, hématomes sur tout le côté gauche.....circuit annulé à mon grand regret :-((
Retour à Cochabamba avec un arrêt à Tarata ( non ! Pas Taratata!) où sur la jolie place ombragée, le maire offrait un repas et un cadeau à toutes les mamans du village, aujourd'hui en Bolivie c'est < el día de la madre> et c'est un jour de fête important.
Soirée tranquille à Cochabamba, un pica pica et une sangría au café très branche le Copacabana et une dégustation de glace au Dumbo, LE glacier de la ville, très animée ce soir pour la fête des mères.
Demain le grand marché de Punata et dégustation de chicha ( il paraît que
là bas elle est excellente.....à voir !).
Journée tranquille avant un long trajet vers Sajama, nous reparyons vers l'Altiplano jusqu'à la fin du voyage en Bolivie.
Arrivés au village nous allons à l'Office de tourisme et au bureau des guides. Aucune visite n'est autorisée sans guide.
Déception. J'apprends que les plus beaux sites du parc (le canyon, la ciudad de Itas....) ne sont accessibles qu'en faisant 2,3 ou 4 jours de trekking.....C'est impossible.
Nous décidons d'aller voir les traces de dinosaures et le mirador qui surplomble le canyon.
Notre guide nous accompagne dans le passé : empreintes énormes de dinosaures, celles d'un sauropode qui a glissé dans la boue, les 3 doigts d'un carnivore......bref retour vers le passé et moi j'ai du mal à imaginer ces < bébêtes> dans ce décor !
Ensuite nous prenons le chemin du mirador. Le sentier est pentu et empierré et donc......je glisse et patatras!!!! Ouf, mon appareil photo n'a rien mais j'ai le bras et la main gauche écorchés, le pantalon troué et le genou gauche en sang. Mais pas question de renoncer au mirador et j'ai eu raison......
Très récent, métallique, en arc de cercle, il domine le canyon et visible sous mes pieds, 350 mètres de vide. Impressionnant. Il vaut mieux penser que la structure est solide. Le paysage est grandiose et j'ai du mal à détacher mon regard de cette vue spectaculaire mais le guide insiste pour que je remonte, la nuit va tomber.
De retour au village nouspartons à l'hôtel que j'ai choisi. Surprenant. Torotoro dont la population est indigène, est construit comme la plupart des villages boliviens avec des maisons en <adobe> , terre et paille or, El Molino est un grand bâtiment en dur, très moderne, situé à 1 km du village dans un grand parc. La salle commune est immense, carrelée avec un bar et une cheminée. Les chambres sont très grandes et très propres, carrelées aussi, des cours et dans le parc des ânes. Le propriétaire est à Cochabamba et nous sommes reçus par une <gérante> indigène qui nous préparera un dîner délicieux : une soupe bolivienne ( je le répète elles sont excellentes), le plat typique, à savoir poulet, riz, papas frites et tomates fraîches concassées et pour finir une salade de fruits et.....un mate de coca. D'ailleurs il faudra que j'en ramène, j'adore ça !!!!
Avant d'aller me coucher j'observe le ciel. Des étoiles et la voie lactée visibles puisque pas de pollution lumineuse ni atmosphérique.
Nuit calme, le silence absolu.
Au matin, petit déjeuner dans la salle à manger avec un couple d'Américains arrivés dans la nuit.
J'avais prévu de faire < las siete vueltas> , un circuit à pied de 3 heures mais.....genou douloureux et très enflé, hématomes sur tout le côté gauche.....circuit annulé à mon grand regret :-((
Retour à Cochabamba avec un arrêt à Tarata ( non ! Pas Taratata!) où sur la jolie place ombragée, le maire offrait un repas et un cadeau à toutes les mamans du village, aujourd'hui en Bolivie c'est < el día de la madre> et c'est un jour de fête important.
Soirée tranquille à Cochabamba, un pica pica et une sangría au café très branche le Copacabana et une dégustation de glace au Dumbo, LE glacier de la ville, très animée ce soir pour la fête des mères.
Demain le grand marché de Punata et dégustation de chicha ( il paraît que
là bas elle est excellente.....à voir !).
Journée tranquille avant un long trajet vers Sajama, nous reparyons vers l'Altiplano jusqu'à la fin du voyage en Bolivie.
samedi 25 mai 2013
Ce matin, grand soleil sur Cochabamba.
Berenice doit me rejoindre à 9h30 à mon hôtel mais avant son arrivée je sors me promener sur la place. Si tôt la ville est calme.
À l'arrivée de Bérénice nous partons rejoindre J.P et E. sur la place et nous allons manger une <saltena> à Los castores, le meilleur endroit pour consommer ces chaussons fourrés, un en cas incontournable à 20 heures du matin, d'après Bérénice.
De là, départ pour aller sur la colline du Cristo de la Concordia. De là-haut la vue à 360° est superbe. Il fait beau. Un moment agréable, au calme.
J'aurais voulu aller sur la colline de San Sebastián mais même de jour l'endroit est dangereux. Tant pis.
Redescente sur Cochabamba et petit arrêt à la Pastelería Éden ( merci le Routard !) la plus réputée de la ville et en effet, c'est délicieux.
Bérénice nous accompagne ensuite au marché de la Cancha où on trouve de tout : des quantités impressionnantes de fruits et de légumes mais aussi des vêtements, des outils......de tout vraiment. Il y a foule, c'est samedi.
Nous continuons par la plaza Colón où se tient un marché artisanal fort joli.
Puis promenade sur El Prado et retour à l'hôtel pour un peu de repos.
Mais il est trop tôt pour se quitter alors, Bérénice et moi décidons d'aller dîner dans un restaurant célèbre pour ses sillpancho une spécialité de Cochabamba. Il faut savoir que la ville est réputée pour ses spécialités culinaires.
Retour à l'hôtel, il fait encore très doux dehors.
Finalement la ville est à découvrir.
Demain, circuit de 2 jours dans le parc Torotoro.
Bérénice se joint à nous !
Berenice doit me rejoindre à 9h30 à mon hôtel mais avant son arrivée je sors me promener sur la place. Si tôt la ville est calme.
À l'arrivée de Bérénice nous partons rejoindre J.P et E. sur la place et nous allons manger une <saltena> à Los castores, le meilleur endroit pour consommer ces chaussons fourrés, un en cas incontournable à 20 heures du matin, d'après Bérénice.
De là, départ pour aller sur la colline du Cristo de la Concordia. De là-haut la vue à 360° est superbe. Il fait beau. Un moment agréable, au calme.
J'aurais voulu aller sur la colline de San Sebastián mais même de jour l'endroit est dangereux. Tant pis.
Redescente sur Cochabamba et petit arrêt à la Pastelería Éden ( merci le Routard !) la plus réputée de la ville et en effet, c'est délicieux.
Bérénice nous accompagne ensuite au marché de la Cancha où on trouve de tout : des quantités impressionnantes de fruits et de légumes mais aussi des vêtements, des outils......de tout vraiment. Il y a foule, c'est samedi.
Nous continuons par la plaza Colón où se tient un marché artisanal fort joli.
Puis promenade sur El Prado et retour à l'hôtel pour un peu de repos.
Mais il est trop tôt pour se quitter alors, Bérénice et moi décidons d'aller dîner dans un restaurant célèbre pour ses sillpancho une spécialité de Cochabamba. Il faut savoir que la ville est réputée pour ses spécialités culinaires.
Retour à l'hôtel, il fait encore très doux dehors.
Finalement la ville est à découvrir.
Demain, circuit de 2 jours dans le parc Torotoro.
Bérénice se joint à nous !
vendredi 24 mai 2013
J'arrive de la plaza 14 de septiembre, la place centrale de la ville et là, stupeur ( et presque tremblement) les arcades autour de la place sont envahies par des mendiants, des < clochards>, des jeunes drogués. Impressionnant et inquiétant quand , comme moi, on s'y promène seule et étrangère. Le Routard parle de <quartier rouge> où il ne faut pas déambuler à pied la nuit, je comprends mieux maintenant.
De nombreux <polillas>, on appelle ainsi les nombreux enfants abandonnés font la loi dans les places et les rues et certains sites - la colline de San Sebastián
ou le site du Christ qui domine la ville- sont déconseillés dès la tombée du jour.
C'est la première fois depuis que je suis en Bolivie que je ne me suis pas sentie rassurée. Pourtant cela fait 3 semaines que je suis ici et que je me promène seule: La Paz, Potosí, Sucre, Santa Cruz.....et je parle de grandes villes, jamais je n'ai eu l'impression de danger ou de risque. Ce soir, au centre ville de Cochabamba, oui.
J'attends de découvrir la ville le jour pour m'ôter cette impression négative.
De nombreux <polillas>, on appelle ainsi les nombreux enfants abandonnés font la loi dans les places et les rues et certains sites - la colline de San Sebastián
ou le site du Christ qui domine la ville- sont déconseillés dès la tombée du jour.
C'est la première fois depuis que je suis en Bolivie que je ne me suis pas sentie rassurée. Pourtant cela fait 3 semaines que je suis ici et que je me promène seule: La Paz, Potosí, Sucre, Santa Cruz.....et je parle de grandes villes, jamais je n'ai eu l'impression de danger ou de risque. Ce soir, au centre ville de Cochabamba, oui.
J'attends de découvrir la ville le jour pour m'ôter cette impression négative.
Ce matin départ pour Cochabamba.
Le Routard prévoit 10 heures de route. Bizarre....les premiers 300kilomètres sont faciles. Belle route goudronnée et comme nous longeons l'Amazonie les paysages sont magnifiques : des rizières, des orangeraies, des palmiers gigantesques, des troupeaux. Le ciel est couvert mais il fait doux.
Un arrêt à Villa Tunari petit village touristique et repas au restaurant Silvestre ( merci le routard !). Je goûte le surubí à la plancha (du poisson chat, d'Amazonie), accompagné de yuca, de riz et de crudités. Nous mangeons à 3 pour 170 bolivianos, soit 19€ environ !!!!!
Et nous reprenons la route. Et commence le cauchemar. Nous montons sans cesse (Cochabamba est à 2500 m), la route est défoncée, avec des virages permanents, des camions en file indienne qui se touchent presque. Il pleut,il y a du brouillard et J.P, le chauffeur s'énerve, conduit vite, brusque, double les camions sans visibilité.... J'ai une peur bleue, ajouté à cela les virages et les secousses à l'arrière du 4x4.....j'arrive à Cochabamba malade, contrariée, sous la grêle.
Heureusement mon petit hôtel est sympa, propre, en plein centre ville.
Et ce soir je retrouve Bérénice, revenue dans son pays, dans sa ville.
Je l'attends....
Le Routard prévoit 10 heures de route. Bizarre....les premiers 300kilomètres sont faciles. Belle route goudronnée et comme nous longeons l'Amazonie les paysages sont magnifiques : des rizières, des orangeraies, des palmiers gigantesques, des troupeaux. Le ciel est couvert mais il fait doux.
Un arrêt à Villa Tunari petit village touristique et repas au restaurant Silvestre ( merci le routard !). Je goûte le surubí à la plancha (du poisson chat, d'Amazonie), accompagné de yuca, de riz et de crudités. Nous mangeons à 3 pour 170 bolivianos, soit 19€ environ !!!!!
Et nous reprenons la route. Et commence le cauchemar. Nous montons sans cesse (Cochabamba est à 2500 m), la route est défoncée, avec des virages permanents, des camions en file indienne qui se touchent presque. Il pleut,il y a du brouillard et J.P, le chauffeur s'énerve, conduit vite, brusque, double les camions sans visibilité.... J'ai une peur bleue, ajouté à cela les virages et les secousses à l'arrière du 4x4.....j'arrive à Cochabamba malade, contrariée, sous la grêle.
Heureusement mon petit hôtel est sympa, propre, en plein centre ville.
Et ce soir je retrouve Bérénice, revenue dans son pays, dans sa ville.
Je l'attends....
jeudi 23 mai 2013
Mercredi matin. Départ pour Samaipata, un village de montagne qui attire beaucoup d'étrangers ( hollandais en nombre, français, américains) c'est le Katmandou de la Bolivie.
Nous arrivons dans le village assez tôt et après avoir déposé mes sacs à Andorina Hostal ( qui se révèlera sympa mais rustique et......glacé !!!) nous partons faire la route du Che. D'abord Valle grande, où son corps a été exposé pour l'exemple puis nous devons aller à Higueras où il a livré son dernier combat avant d'être capturé puis assassiné.
Nous n'arriverons pas à La Higuera. Il pleut et la piste est impraticable. Arrêt donc à Valle grande, petit hommage au Che et retour à Samaipata.
Petit apéritif : un chuflay avec du Sangani, l'eau de vie bolivienne. Un délice.....
La nuit est difficile. Il fait très froid et à partir de 4 heures du matin, le coq du gîte n'arrête pas de chanter. Et moi je rêve de coq au vin !!!!
Au réveil, toilette sommaire et départ pour El Fuerte, l'ancienne forteresse inca. Hélas....pluie et brouillard m'empêcheront de voir le paysage qui doigt être grandiose ( la forteresse est haut perchée) et surtout le rocher sculpté qui donne toute sa valeur au site. En revanche, malgré la pluie, le brouillard et les recommandations de la jeune femme de l'accueil, je décide de faire le sentier, promenade de 1 h et demie pour voir les ruines de ce lieu inscrit au Patrimoine de l'humanité de l'UNESCO. Belle ballade et le dieu soleil a daigné ( quoique très rarement) laisser filtrer un petit rayon.
Fin de la visite et retour à Santa Cruz. Promenade sur la place, dans les rues du centre.....tranquille.
Demain départ pour Cochabamba et le parc Torotoro.
Nous arrivons dans le village assez tôt et après avoir déposé mes sacs à Andorina Hostal ( qui se révèlera sympa mais rustique et......glacé !!!) nous partons faire la route du Che. D'abord Valle grande, où son corps a été exposé pour l'exemple puis nous devons aller à Higueras où il a livré son dernier combat avant d'être capturé puis assassiné.
Nous n'arriverons pas à La Higuera. Il pleut et la piste est impraticable. Arrêt donc à Valle grande, petit hommage au Che et retour à Samaipata.
Petit apéritif : un chuflay avec du Sangani, l'eau de vie bolivienne. Un délice.....
La nuit est difficile. Il fait très froid et à partir de 4 heures du matin, le coq du gîte n'arrête pas de chanter. Et moi je rêve de coq au vin !!!!
Au réveil, toilette sommaire et départ pour El Fuerte, l'ancienne forteresse inca. Hélas....pluie et brouillard m'empêcheront de voir le paysage qui doigt être grandiose ( la forteresse est haut perchée) et surtout le rocher sculpté qui donne toute sa valeur au site. En revanche, malgré la pluie, le brouillard et les recommandations de la jeune femme de l'accueil, je décide de faire le sentier, promenade de 1 h et demie pour voir les ruines de ce lieu inscrit au Patrimoine de l'humanité de l'UNESCO. Belle ballade et le dieu soleil a daigné ( quoique très rarement) laisser filtrer un petit rayon.
Fin de la visite et retour à Santa Cruz. Promenade sur la place, dans les rues du centre.....tranquille.
Demain départ pour Cochabamba et le parc Torotoro.
Plusieurs jours sans pouvoir me connecter. Je reprends donc à lundi matin.
Au petit déjeuner revue de la presse qui annonce en gros titres un cuarto
intermedio de 30 heures.
Vite bagages et départ pour les missions jésuites.
De Santa Cruz à San José nous empruntons une route rectiligne et goudronnée qui relie la Bolivie au Brésil.
Des kilomètres de végétation luxuriante et des haciendas et du bétail.
La terre est riche et fertile. Le système du latifundio perdure ici.
Et puis, sur le trajet, une rencontre insolite. Nous nous arrêtons pour boire. Un <bar> .....le mot est impropre. Un tas de planches en bois, disjointes. Une télé qui fait office de juke box et qui passe à tue-tête une chanson de Abba et un groupe de Mennonites ( qué des garçons bien sûr ) qui jouent au billard. Pantalons rayés à bretelles, chemises et casquettes. Leur calèche tirée par des chevaux garée près de l'entrée. Et nous trois, venus d'ailleurs.
Surréaliste.
Ce n'est pas Bagdad café c'est Bilivia café.....
Arrivée à San José, première mission de notre circuit. Le choc, le coup de coeur.
La caractéristique de tous ces villages, anciennes missions jésuites c'est : une église baroque avec des peintures murales, des piliers en bois travaillé, une place centrale arborée et fleurie, un hâvre de paix et, tout autour de la place, sur les trois côtés restants, des maisons basses, très colorées avec des avancées en bois.
Il se dégage de ces lieux une impression de paix, de sérénité. Nous sommes hors du temps.
Nous continuons vers Santiago de Chiquitos. La piste est rectiligne mais difficilement pratiquable. Puis Santa Ans. Même émerveillement chaque fois.
Nous dormirons là, à la Casa de la Comunidaf Valenciana, financé par la coopération espagnole. Logement sommaire, trois lits dans une chambre et salled'eau sans eau. Dans la cour dedes poules, des lapins, des oies.
Nous avons faim mais, où manger ? Finalement grâce à une jeune femme on nous prépare du café et des cunapés qui calment notre faim. Nous sommes à jeun depuis le matin.....
Nuit reposante et au matin, poursuite du circuit : San Ignacio, Concepción, San Javier, la plus ancienne.
Ce circuit, malgré la piste pénible, est un vrai bonheur. L'occasion de rencontres aussi : un enfant de 7 ans qui joue du violon et deux enfants à vélo qui veulent que je les prenne en photo pour les ramener en France.
Instants magiques avec des gens très réservés mais qui toujours répondent à mon sourire.
Retour à Santa Cruz et nous apprenons qué les syndicats ont décidé un cuarto intermedio de 30 jours pour donner toutes les chances aux négociations....
Au petit déjeuner revue de la presse qui annonce en gros titres un cuarto
intermedio de 30 heures.
Vite bagages et départ pour les missions jésuites.
De Santa Cruz à San José nous empruntons une route rectiligne et goudronnée qui relie la Bolivie au Brésil.
Des kilomètres de végétation luxuriante et des haciendas et du bétail.
La terre est riche et fertile. Le système du latifundio perdure ici.
Et puis, sur le trajet, une rencontre insolite. Nous nous arrêtons pour boire. Un <bar> .....le mot est impropre. Un tas de planches en bois, disjointes. Une télé qui fait office de juke box et qui passe à tue-tête une chanson de Abba et un groupe de Mennonites ( qué des garçons bien sûr ) qui jouent au billard. Pantalons rayés à bretelles, chemises et casquettes. Leur calèche tirée par des chevaux garée près de l'entrée. Et nous trois, venus d'ailleurs.
Surréaliste.
Ce n'est pas Bagdad café c'est Bilivia café.....
Arrivée à San José, première mission de notre circuit. Le choc, le coup de coeur.
La caractéristique de tous ces villages, anciennes missions jésuites c'est : une église baroque avec des peintures murales, des piliers en bois travaillé, une place centrale arborée et fleurie, un hâvre de paix et, tout autour de la place, sur les trois côtés restants, des maisons basses, très colorées avec des avancées en bois.
Il se dégage de ces lieux une impression de paix, de sérénité. Nous sommes hors du temps.
Nous continuons vers Santiago de Chiquitos. La piste est rectiligne mais difficilement pratiquable. Puis Santa Ans. Même émerveillement chaque fois.
Nous dormirons là, à la Casa de la Comunidaf Valenciana, financé par la coopération espagnole. Logement sommaire, trois lits dans une chambre et salled'eau sans eau. Dans la cour dedes poules, des lapins, des oies.
Nous avons faim mais, où manger ? Finalement grâce à une jeune femme on nous prépare du café et des cunapés qui calment notre faim. Nous sommes à jeun depuis le matin.....
Nuit reposante et au matin, poursuite du circuit : San Ignacio, Concepción, San Javier, la plus ancienne.
Ce circuit, malgré la piste pénible, est un vrai bonheur. L'occasion de rencontres aussi : un enfant de 7 ans qui joue du violon et deux enfants à vélo qui veulent que je les prenne en photo pour les ramener en France.
Instants magiques avec des gens très réservés mais qui toujours répondent à mon sourire.
Retour à Santa Cruz et nous apprenons qué les syndicats ont décidé un cuarto intermedio de 30 jours pour donner toutes les chances aux négociations....
dimanche 19 mai 2013
Ce matin départ pour l'aéroport de Sucre, appelé aeropuerto solar. Il ne fonctionne que par beau temps. Pluie, pas d'avion. Brouillard, pas d'avion.
Il fait très beau donc nous décollerons !
Départ prévu à 11h40.
Il se fera à 13h30 et après 30 minutes de vol, au-dessus de paysages superbes, nous atterrissons à Santa Cruz, capitale économique de la Bolivie.
Le choc thermique....37° et une végétation luxuriante, des palmiers et des arbres en fleurs partout.
Mon hôtel, modeste, se situe calle de la Libertad, tout près de la place centrale.
Ma chambre donne sur un joli patio et un immense palmier. Des moustiquaires partout, même à la porte. Et la clim.
Une bonne douche et hop.....me voilà partie découvrir la ville.
On m'avait dit que Santa Cruz ne méritait pas une visite.
Pas d'accord !
La vieille ville, <el cas co viejo> a beaucoup d'attraits et de charme.
La place centrale est immense, piétonne, arborée et les gens s'y pressent, s'y attardent. J'ai vraiment beaucoup aimé.
Tout autour de la plaza d'El 24 de septiembre, de nombreux et beaux bâtiments anciens et la cathédrale en briques est splendide. Je suis montée tout en haut d'où on a une belle vue de la ville. Ce qui est drôle c'est que les plateformes qui mènent au sommet sont le RDV des amoureux :-))
J'ai aussi aimé les galeries en bois ou en briques qui courent le long des trottoirs.
Et d'autre part, quelle animation dans la ville. Des cafés pleins qui offrent des concerts, des salles de spectacles devant lesquelles les gens font la queue.
Bref une ville vivante et que personnellement j'ai trouvé intéressante.
Demain, si possible, nous partons à Samaipata mais j'espère pouvoir découvrir davantage Santa Cruz et goûter aux cunapés.....
Il fait très beau donc nous décollerons !
Départ prévu à 11h40.
Il se fera à 13h30 et après 30 minutes de vol, au-dessus de paysages superbes, nous atterrissons à Santa Cruz, capitale économique de la Bolivie.
Le choc thermique....37° et une végétation luxuriante, des palmiers et des arbres en fleurs partout.
Mon hôtel, modeste, se situe calle de la Libertad, tout près de la place centrale.
Ma chambre donne sur un joli patio et un immense palmier. Des moustiquaires partout, même à la porte. Et la clim.
Une bonne douche et hop.....me voilà partie découvrir la ville.
On m'avait dit que Santa Cruz ne méritait pas une visite.
Pas d'accord !
La vieille ville, <el cas co viejo> a beaucoup d'attraits et de charme.
La place centrale est immense, piétonne, arborée et les gens s'y pressent, s'y attardent. J'ai vraiment beaucoup aimé.
Tout autour de la plaza d'El 24 de septiembre, de nombreux et beaux bâtiments anciens et la cathédrale en briques est splendide. Je suis montée tout en haut d'où on a une belle vue de la ville. Ce qui est drôle c'est que les plateformes qui mènent au sommet sont le RDV des amoureux :-))
J'ai aussi aimé les galeries en bois ou en briques qui courent le long des trottoirs.
Et d'autre part, quelle animation dans la ville. Des cafés pleins qui offrent des concerts, des salles de spectacles devant lesquelles les gens font la queue.
Bref une ville vivante et que personnellement j'ai trouvé intéressante.
Demain, si possible, nous partons à Samaipata mais j'espère pouvoir découvrir davantage Santa Cruz et goûter aux cunapés.....
samedi 18 mai 2013
Samedi 18 Mai.
Ce matin, au petit-déjeuner, l'employée qui me sert m'annonce qué les routes sont débloquées.
Par précaution j'appelle le consul.....il ne sait pas.
J'appelle tránsito c'est oui et non. Bref comme d'habitude personne ne sait rien.
Nous décidons de tenter notre chance, d'abord par la route du Che, vers Tarabuco. Espoir pendant 25 kilomètres puis...bloqueo. on ne passe pas.
Deuxième tentative par la route directe soi disant dégagée. Bloqueo. On ne passe pas.
Retour à Sucre.
Mes compagnons de voyage, excédés, prennent la décision de rendre le 4x4 et de rentrer en France et je décide de continuer, avec les transports collectifs, merdiques mais plutôt ça que renoncer.
Mais Imbex, l'agence de location nous fait une proposition : prendre l'avion jusqu'à Santa Cruz, 30 minutes de vol, 12heures de voiture....Et là-bas, un nouveau véhicule nous attendra à l'aéroport pour faire les missions jésuites.
J-P et E acceptent puisque de Santa Cruz il y a des avions directs pour La Paz.
Demain à 11h40 nous partons donc pour la capitale économique de la Bolivie.
Je suis d'autant plus contente que la semaine prochaine va être tendue à Sucre. Pour l'anniversaire du 25 Mai 1809, début de l'insurrection contre les espagnols, Evo Morales doit venir et des appels à des manifestations pour l'empêcher d'arriver et de parler sont placardés dans toute la ville.
L'ambiance à Sucre promet d'être chaude.
Le voyage continue à 3......jusqu'à quand ? Seule, c'est sûr. Quitte à moins voir j'ai envie de poursuivre mon périple.
Ce matin, au petit-déjeuner, l'employée qui me sert m'annonce qué les routes sont débloquées.
Par précaution j'appelle le consul.....il ne sait pas.
J'appelle tránsito c'est oui et non. Bref comme d'habitude personne ne sait rien.
Nous décidons de tenter notre chance, d'abord par la route du Che, vers Tarabuco. Espoir pendant 25 kilomètres puis...bloqueo. on ne passe pas.
Deuxième tentative par la route directe soi disant dégagée. Bloqueo. On ne passe pas.
Retour à Sucre.
Mes compagnons de voyage, excédés, prennent la décision de rendre le 4x4 et de rentrer en France et je décide de continuer, avec les transports collectifs, merdiques mais plutôt ça que renoncer.
Mais Imbex, l'agence de location nous fait une proposition : prendre l'avion jusqu'à Santa Cruz, 30 minutes de vol, 12heures de voiture....Et là-bas, un nouveau véhicule nous attendra à l'aéroport pour faire les missions jésuites.
J-P et E acceptent puisque de Santa Cruz il y a des avions directs pour La Paz.
Demain à 11h40 nous partons donc pour la capitale économique de la Bolivie.
Je suis d'autant plus contente que la semaine prochaine va être tendue à Sucre. Pour l'anniversaire du 25 Mai 1809, début de l'insurrection contre les espagnols, Evo Morales doit venir et des appels à des manifestations pour l'empêcher d'arriver et de parler sont placardés dans toute la ville.
L'ambiance à Sucre promet d'être chaude.
Le voyage continue à 3......jusqu'à quand ? Seule, c'est sûr. Quitte à moins voir j'ai envie de poursuivre mon périple.
vendredi 17 mai 2013
Vendredi 17 mai.....la situation ne s'améliore pas, bien au contraire.
La ville est bloquée : pénurie d'essence, de fruits, de viande. Des centaines de camions en double file de part et d'autre des barrages qui attendent de pouvoir livrer leurs marchandises.
La police ne sait rien, le consul ne sait rien, personne ne sait rien ici.
Mais moi je sais que j'en ai marre. Vraiment marre d'être <<prisonnière >> ici à Sucre.
La ville est bloquée : pénurie d'essence, de fruits, de viande. Des centaines de camions en double file de part et d'autre des barrages qui attendent de pouvoir livrer leurs marchandises.
La police ne sait rien, le consul ne sait rien, personne ne sait rien ici.
Mais moi je sais que j'en ai marre. Vraiment marre d'être <<prisonnière >> ici à Sucre.
jeudi 16 mai 2013
Jeudi 16 Mai.....bon anniversaire à toi Terú !
Aujourd'hui premier jour sans le moindre rayon de soleil. Et vers 15h un
vent frais s'est levé, le vent de Potosí disent les gens de Sucre.
Ce matin, nouvelles manifestations. Mais cette fois les anti blocages : les routiers coincés des journées entières dans leur camion dont le chargement périt, les agences de voyages qui n'ont plus de clients tout comme les hôteliers, les commerçants qui ne reçoivent plus de marchandises, les pharmaciens en rupture de médicaments....et.....les pro Evo Morales qui accusent les USA d'être derrière ces blocages. Bref une manif aussi imposante que celle d'hier qui montre bien la profonde division de la société bolivienne.
Pour le reste, journée peu intéressante à part la découverte du < mercado negro> ,c'est son nom, un marché vers le haut de la ville - ça grimpe dur aussi à Sucre - très particulier avec des tailleurs, des couturières qui travaillent dans de minuscules échoppes et d'un petit bar sympa qui sert un très bon mate de coca.
À part ça, lecture et lecture.
J'espère des nouvelles sur les négociations pour pouvoir partir à Samaipata et Santa Cruz. Cinq jours à Sucre, c'est long....
Aujourd'hui premier jour sans le moindre rayon de soleil. Et vers 15h un
vent frais s'est levé, le vent de Potosí disent les gens de Sucre.
Ce matin, nouvelles manifestations. Mais cette fois les anti blocages : les routiers coincés des journées entières dans leur camion dont le chargement périt, les agences de voyages qui n'ont plus de clients tout comme les hôteliers, les commerçants qui ne reçoivent plus de marchandises, les pharmaciens en rupture de médicaments....et.....les pro Evo Morales qui accusent les USA d'être derrière ces blocages. Bref une manif aussi imposante que celle d'hier qui montre bien la profonde division de la société bolivienne.
Pour le reste, journée peu intéressante à part la découverte du < mercado negro> ,c'est son nom, un marché vers le haut de la ville - ça grimpe dur aussi à Sucre - très particulier avec des tailleurs, des couturières qui travaillent dans de minuscules échoppes et d'un petit bar sympa qui sert un très bon mate de coca.
À part ça, lecture et lecture.
J'espère des nouvelles sur les négociations pour pouvoir partir à Samaipata et Santa Cruz. Cinq jours à Sucre, c'est long....
mercredi 15 mai 2013
Nouvelle journée à Sucre, contrainte et forcée. Tous les accès à la ville sont bloqués.
Ce matin, visite de la Casa de la Libertad située dans un splendide palais colonial, ancien monastère des Jésuites.
L'indépendance de la Bolivie fut proclamée dans ce lieu en août 1825 et le Parlement y siégea de 1825 à 1898.
C'est un lieu chargé d'histoire et passionnant à visiter pour connaître l'histoire dupays. Il faut dire que j'ai edu la chance d'avoir une guide pour moi toute seule encore une fois.
En sortant du palais j'ai été mêlée aux manifestations impressionnantes dans Sucre. Les syndicats français en pâliraient de jalousie. Fanfares, musiques, pétards accompagnent tous les cortèges. Syndicat des ouvriers, des paysans, des maîtres,des professeurs. La ville est entièrement occupée par la foule des manifestants.
En début d'après- midi je suis allée flâner dans le parc Bolivar puis lecture et rédaction de cartes postales.
Ce soir dîner léger dans un petit restau et......demain encore Sucre. La ville est bloquée.
Le voyage est en suspens
Ce matin, visite de la Casa de la Libertad située dans un splendide palais colonial, ancien monastère des Jésuites.
L'indépendance de la Bolivie fut proclamée dans ce lieu en août 1825 et le Parlement y siégea de 1825 à 1898.
C'est un lieu chargé d'histoire et passionnant à visiter pour connaître l'histoire dupays. Il faut dire que j'ai edu la chance d'avoir une guide pour moi toute seule encore une fois.
En sortant du palais j'ai été mêlée aux manifestations impressionnantes dans Sucre. Les syndicats français en pâliraient de jalousie. Fanfares, musiques, pétards accompagnent tous les cortèges. Syndicat des ouvriers, des paysans, des maîtres,des professeurs. La ville est entièrement occupée par la foule des manifestants.
En début d'après- midi je suis allée flâner dans le parc Bolivar puis lecture et rédaction de cartes postales.
Ce soir dîner léger dans un petit restau et......demain encore Sucre. La ville est bloquée.
Le voyage est en suspens
mardi 14 mai 2013
Riche et belle journée aujourd'hui aussi.
Nous partons pour un circuit des villages Jalq'a, villages au pied de la magnifique et impressionnante Cordillera de los Frailes.
Des indigènes Quechua, agriculteurs ( c'est la saison de la moisson), éleveurs mais surtout merveilleux tisserands. Des femmes, de vraies artistes qui tissent,sans modèle des pièces uniques. Noir et rouge sont les couleurs de leurs magnifiques créations.
Grâce à des ethnologues et aidées par l' ONG À sur, elles ont retrouvé le savoir-faire de leurs ancêtres et dans les villages, les maîtresses enseignent aux petites filles la technique du tissage. J'ai eu le plaisir de rencontrer une dizaine de ces fillettes.
Et surtout, elles vendent leurs tissages au juste prix alors qu'avant, on leur achetait leurs travaux à bas prix pour les revendre en ville à un prix exorbitant.
Notre circuit : San Juan, Obispo, Quilla Quilla, Irupampa, Maragua, dans un cratère grandiose, Chaunac, Chataquilla, Punilla et retour à Sucre.
Nous avions un chauffeur très sympathique et un jeune guide (très typé, très beau !!!!) qui nous ont permis de comprendre et surtout d'entrer en contact avec les gens des villages, un peu méfiants.
Pour compléter cette journée nous avons traversé des paysages grandioses à plus de 3500 mètres d'altitude et le dieu soleil nous a tenu compagnie.
Le retour a été plus difficile à cause des bloqueos pour rentrer dans Sucre.
Demain, journée tranquille, quelques visites prévues encore dans la ville.
Nous partons pour un circuit des villages Jalq'a, villages au pied de la magnifique et impressionnante Cordillera de los Frailes.
Des indigènes Quechua, agriculteurs ( c'est la saison de la moisson), éleveurs mais surtout merveilleux tisserands. Des femmes, de vraies artistes qui tissent,sans modèle des pièces uniques. Noir et rouge sont les couleurs de leurs magnifiques créations.
Grâce à des ethnologues et aidées par l' ONG À sur, elles ont retrouvé le savoir-faire de leurs ancêtres et dans les villages, les maîtresses enseignent aux petites filles la technique du tissage. J'ai eu le plaisir de rencontrer une dizaine de ces fillettes.
Et surtout, elles vendent leurs tissages au juste prix alors qu'avant, on leur achetait leurs travaux à bas prix pour les revendre en ville à un prix exorbitant.
Notre circuit : San Juan, Obispo, Quilla Quilla, Irupampa, Maragua, dans un cratère grandiose, Chaunac, Chataquilla, Punilla et retour à Sucre.
Nous avions un chauffeur très sympathique et un jeune guide (très typé, très beau !!!!) qui nous ont permis de comprendre et surtout d'entrer en contact avec les gens des villages, un peu méfiants.
Pour compléter cette journée nous avons traversé des paysages grandioses à plus de 3500 mètres d'altitude et le dieu soleil nous a tenu compagnie.
Le retour a été plus difficile à cause des bloqueos pour rentrer dans Sucre.
Demain, journée tranquille, quelques visites prévues encore dans la ville.
lundi 13 mai 2013
Aujourd'hui, lundi 13 mai, je suis partie visiter Sucre.
Début obligé sur l'agréable place du25 mai, envahie par des écoliers en uniforme,des éétudiants et.....des manifestants.....ou plutôt des manifestantes. Une majorité de femmes paysannes venues réclamer 'asfalto' dans les rues des villages et électricité.
Ensuite, direction musée etnografía y folklore. J'y suis restée longtemps, fascinée par les masques de fête.
De là, visite du musée du textile avec les tissages caractéristiques de Tarabuco et des villages Jalq'a : du travail d'orfèvre.
Retour sur la place centrale, assise sur un banc, à regarder les passants et les manifestants toujours présents.
Et puis, le marché central bien sûr et quelques boutiques d'artisanat.
Puis, en vrac, cour de l'Université Simon Bolivar, la deuxième fac la plus ancienne du continent, Iglesia San Francisco, Iglesia San Felipe de Neri ( c'est fou le nombre d'églises et de couvent dans cette ville !!!)
Vers 17heures, montée au mirador de la Recoleta. Quelle vue ! Il domine toute la ville. Rencontre drôle avec deux petites écolières qui viennent m'expliquer qu'elles sont en classe et qu'elles vont faire un spectacle de danse....Adorables fillettes avec un joli uniforme : jupe bleue et chemisier blanc.
La descente est rapide par les rues animées. Retour sur ma petite place puis soupe bolivienne et préparation de ma journée de demain : circuit avec un guide dans les villages Jalq'a, villages coupés du monde presque.
Belle journée en perspective. Dépaysement assuré.
Début obligé sur l'agréable place du25 mai, envahie par des écoliers en uniforme,des éétudiants et.....des manifestants.....ou plutôt des manifestantes. Une majorité de femmes paysannes venues réclamer 'asfalto' dans les rues des villages et électricité.
Ensuite, direction musée etnografía y folklore. J'y suis restée longtemps, fascinée par les masques de fête.
De là, visite du musée du textile avec les tissages caractéristiques de Tarabuco et des villages Jalq'a : du travail d'orfèvre.
Retour sur la place centrale, assise sur un banc, à regarder les passants et les manifestants toujours présents.
Et puis, le marché central bien sûr et quelques boutiques d'artisanat.
Puis, en vrac, cour de l'Université Simon Bolivar, la deuxième fac la plus ancienne du continent, Iglesia San Francisco, Iglesia San Felipe de Neri ( c'est fou le nombre d'églises et de couvent dans cette ville !!!)
Vers 17heures, montée au mirador de la Recoleta. Quelle vue ! Il domine toute la ville. Rencontre drôle avec deux petites écolières qui viennent m'expliquer qu'elles sont en classe et qu'elles vont faire un spectacle de danse....Adorables fillettes avec un joli uniforme : jupe bleue et chemisier blanc.
La descente est rapide par les rues animées. Retour sur ma petite place puis soupe bolivienne et préparation de ma journée de demain : circuit avec un guide dans les villages Jalq'a, villages coupés du monde presque.
Belle journée en perspective. Dépaysement assuré.
dimanche 12 mai 2013
Ce matin,dimanche 12 Mai, après le petit déjeuner nous partons direction Sucre.
Mais avant, je voulais absolument aller tout près du Cerro de Potosí pour voir la < ville> des mineurs. Et là, j'ai vu les deux facettes de la Bolivie : la facette que montrent des villes comme Tarija ou Sucre. Des villes européennes, avec des cafés, des terrasses, des femmes vêtues à l'occidentale. Et la facette des villes comme El Alto à La Paz ou el Cerro alto à Potosí. Des villes où les maisons sont faites de bric et de broc, aux rues en terre, où la vie est extrêmement rude pour la population, sans les minimes commodités, où toutes les femmes d'origine indigène portent le costume traditionnel.
Je savais, en théorie, je l'avais étudié aussi, que la différence de classes sociales était flagrante dans les pays latino-américains mais là, je l'ai vu, dans une dure réalité.
Dur de continuer mon récit.
Nous sommes donc partis pour Sucre, capitale.... et elle le revendique haut et fort. C'est une ville de 260.000 habitants, perchée à 2800m environ. Le de nivelle a été rude pour passer de 4090 à 2800 !!!!
On l'appelle, avec raison 'La ville blanche'. Quelle merveille! Coup de foudre immédiat. Un musée à ciel ouvert mais bruyant, animé, même le dimanche. Des parcs et des jardins partout, des bâtiments plus beaux les uns que les autres. Je suis sûre que j'y habiterais facilement.
Et mon hôtel, situé à 5 minutes de la place principale, est un rêve, avec ses deux patios fleuris, ses grilles en fer forgé....Splendide et à tout petit prix, déjeuner compris.
Demain je commence la visite des nombreux monuments, ici, le dimanche, tout est fermé.
Ce soir, petit restaurant vivement recommandé par le Routard.
Bon début à Sucre, la ville blanche.
Mais avant, je voulais absolument aller tout près du Cerro de Potosí pour voir la < ville> des mineurs. Et là, j'ai vu les deux facettes de la Bolivie : la facette que montrent des villes comme Tarija ou Sucre. Des villes européennes, avec des cafés, des terrasses, des femmes vêtues à l'occidentale. Et la facette des villes comme El Alto à La Paz ou el Cerro alto à Potosí. Des villes où les maisons sont faites de bric et de broc, aux rues en terre, où la vie est extrêmement rude pour la population, sans les minimes commodités, où toutes les femmes d'origine indigène portent le costume traditionnel.
Je savais, en théorie, je l'avais étudié aussi, que la différence de classes sociales était flagrante dans les pays latino-américains mais là, je l'ai vu, dans une dure réalité.
Dur de continuer mon récit.
Nous sommes donc partis pour Sucre, capitale.... et elle le revendique haut et fort. C'est une ville de 260.000 habitants, perchée à 2800m environ. Le de nivelle a été rude pour passer de 4090 à 2800 !!!!
On l'appelle, avec raison 'La ville blanche'. Quelle merveille! Coup de foudre immédiat. Un musée à ciel ouvert mais bruyant, animé, même le dimanche. Des parcs et des jardins partout, des bâtiments plus beaux les uns que les autres. Je suis sûre que j'y habiterais facilement.
Et mon hôtel, situé à 5 minutes de la place principale, est un rêve, avec ses deux patios fleuris, ses grilles en fer forgé....Splendide et à tout petit prix, déjeuner compris.
Demain je commence la visite des nombreux monuments, ici, le dimanche, tout est fermé.
Ce soir, petit restaurant vivement recommandé par le Routard.
Bon début à Sucre, la ville blanche.
samedi 11 mai 2013
Dernière nuit à Potosí.
La visite du couvent de Santa Teresa a été passionnante et, privilège, visite privée, j'étais la seule à suivre une visite en espagnol !!!!! La guide, très intéressante, rien que pour moi. La visite a duré 3heures tant le couvent est immense et riche.
Et ce soir, restaurant comme prévu El Fogón, recommandation méritée : joli cadre et cuisine savoureuse. J'ai goûté du lama grillé. C'est très bon en fait. C'est une viande très consommée ici....Et le repas plus la limonada (boisson non gazeuse à base de citron.......délicieuse) m'a coûté 6,50€.
Pour nous ici les prix sont très très bas.
Demain départ à Sucre. Ce sera bien pour mes amis qui ne supportent pas l'altitude.
La visite du couvent de Santa Teresa a été passionnante et, privilège, visite privée, j'étais la seule à suivre une visite en espagnol !!!!! La guide, très intéressante, rien que pour moi. La visite a duré 3heures tant le couvent est immense et riche.
Et ce soir, restaurant comme prévu El Fogón, recommandation méritée : joli cadre et cuisine savoureuse. J'ai goûté du lama grillé. C'est très bon en fait. C'est une viande très consommée ici....Et le repas plus la limonada (boisson non gazeuse à base de citron.......délicieuse) m'a coûté 6,50€.
Pour nous ici les prix sont très très bas.
Demain départ à Sucre. Ce sera bien pour mes amis qui ne supportent pas l'altitude.
De retour à l'hôtel avant l'ouverture du couvent Santa Teresa, aussi pour récupérer mon blouson. Il fait frais : 12°
Potosí est comme je l'ai ressentie à mon arrivée. Une ville bruyante, colorée, difficile d'y circuler même à pied. Les trottoirs sont étroits et encombrés par les passants.
La ville <ancienne> est magnifique : la plaza d'El 10 de novembre bordée de beaux édifices se prête au repos, la cathédrale néo classique est superbe et le portail de San Lorenzo a une façade riche et fascinante ( hélas l'intérieur ne se visite pas), Mais j'ai tout particulièrement aimé la Casa Nacional de Moneda. Tout est resté comme à l'époque coloniale, visite passionnante.
À 15h, visite du couvent.
Ce soir un petit restau conseillé par le Routard et demain, route vers Sucre, la capitale bolivienne ( 250.000 habitants).
Potosí est comme je l'ai ressentie à mon arrivée. Une ville bruyante, colorée, difficile d'y circuler même à pied. Les trottoirs sont étroits et encombrés par les passants.
La ville <ancienne> est magnifique : la plaza d'El 10 de novembre bordée de beaux édifices se prête au repos, la cathédrale néo classique est superbe et le portail de San Lorenzo a une façade riche et fascinante ( hélas l'intérieur ne se visite pas), Mais j'ai tout particulièrement aimé la Casa Nacional de Moneda. Tout est resté comme à l'époque coloniale, visite passionnante.
À 15h, visite du couvent.
Ce soir un petit restau conseillé par le Routard et demain, route vers Sucre, la capitale bolivienne ( 250.000 habitants).
Grand soleil ce matin sur Potosí.
J'ai hâte de découvrir cette ville qui recèle dit-on de véritables trésors.
L'hôtel est en centre ville donc tout à pied.....lentement. La ville est haut perchée,plus haute que Lhassa au Tibet :-))
C'est aussi une ville minière symbole du pillage de la colonisation espagnole.
J'ai hâte de découvrir cette ville qui recèle dit-on de véritables trésors.
L'hôtel est en centre ville donc tout à pied.....lentement. La ville est haut perchée,plus haute que Lhassa au Tibet :-))
C'est aussi une ville minière symbole du pillage de la colonisation espagnole.
vendredi 10 mai 2013
Vendredi 10 mai
Ce matin à Tarija, le gérant du garage nous informe que les bloqueos sont levés.
Vite à l'hôtel, bagages vite faits et ....en voiture.
Pas de problème sur 15 kms puis.....bloqueos.
Un des manifestants nous indique comment le contourner.Génial.
Encore 15 kms sur la belle route goudronnée qui relie Tarija à Potosí et.......bloqueo.
Les flics présents assis par terre et des cailloux, des troncs d'arbre. Impossible de passer.
Retour sur Tarija. Bloqueo. Bloqués entre deux bloqueos.
Et puis, un camionneur qui attendait, comme des centaines de voitures et de camions que le bloqueo se débloque nous indique une piste qui rejoint une autre piste qui rejoint la route goudronnée vers Potosí.
C'est parti ! Galère, galère.
Et au final pour faire les 370kms prévus en 5h30 par le Routard nous avons mis 10h !!!!
Arrivée à Potosí. Première impression étrange : poussière, foule, bruit, bus. Impossible de décrire ce désordre apparent.
Petit hôtel sympa dans le centre et demain visite de cette curieuse ville toute en montée/descente, inscrite au Patrimoine mondial de l'UNESCO. Ville perchée à 4090 m d'altitude.
Ce matin à Tarija, le gérant du garage nous informe que les bloqueos sont levés.
Vite à l'hôtel, bagages vite faits et ....en voiture.
Pas de problème sur 15 kms puis.....bloqueos.
Un des manifestants nous indique comment le contourner.Génial.
Encore 15 kms sur la belle route goudronnée qui relie Tarija à Potosí et.......bloqueo.
Les flics présents assis par terre et des cailloux, des troncs d'arbre. Impossible de passer.
Retour sur Tarija. Bloqueo. Bloqués entre deux bloqueos.
Et puis, un camionneur qui attendait, comme des centaines de voitures et de camions que le bloqueo se débloque nous indique une piste qui rejoint une autre piste qui rejoint la route goudronnée vers Potosí.
C'est parti ! Galère, galère.
Et au final pour faire les 370kms prévus en 5h30 par le Routard nous avons mis 10h !!!!
Arrivée à Potosí. Première impression étrange : poussière, foule, bruit, bus. Impossible de décrire ce désordre apparent.
Petit hôtel sympa dans le centre et demain visite de cette curieuse ville toute en montée/descente, inscrite au Patrimoine mondial de l'UNESCO. Ville perchée à 4090 m d'altitude.
jeudi 9 mai 2013
Jeudi 9 mai, il est 21h30 ici à Tarija, 03h30 chez vous, en France.
La situation ne semble pas s'arranger.....Les blocages continuent et se durcissent.
J'avoue que je suis <contrariée> pour ne pas dire plus.
Je n'ai pas fait autant d'heures d'avion, je n'ai pas autant rêvé de ce voyage pour me retrouver <prisonnière> dans cette petite ville.
Plaza Luis de Fuentes, plaza Sucre, plaza Oriundo.....fait !
Casa dorada, castillo azul, catedral, vinoteca, mercado central.....fait !
Tout ce qui était à voir.....fait !
Envie de poursuivre le voyage.
Vite.
La situation ne semble pas s'arranger.....Les blocages continuent et se durcissent.
J'avoue que je suis <contrariée> pour ne pas dire plus.
Je n'ai pas fait autant d'heures d'avion, je n'ai pas autant rêvé de ce voyage pour me retrouver <prisonnière> dans cette petite ville.
Plaza Luis de Fuentes, plaza Sucre, plaza Oriundo.....fait !
Casa dorada, castillo azul, catedral, vinoteca, mercado central.....fait !
Tout ce qui était à voir.....fait !
Envie de poursuivre le voyage.
Vite.
9 Mai......pas d'Internet dans tout le secteur de l'hôtel alors je prends du retard.....
Revenons au 8 Mai.
Nous avons été plus matinaux que les grévistes.
Du coup, au contrôle, le garde nous a fait partir vite puisque le bloqueo allait commemcer !
Il faut savoir que chaque fois qu' on quitte une région il y a un poste de contrôle : vérification des papiers, du permis de conduire, des papiers du véhicule.
Donc nous prenons la piste pour Tarija, une petite ville à 1850 m d'altitude:
Les 100 premiers kilomètres les paysages sont hallucinants, la piste borde des ravins, des précipices vertiginaux puis ensuite, le trajet devient un cauchemar.
Pour la première fois depuis mon arrivée en Bolivie, j'en ai marre. Mal de dos, mal de reins, mal aux cervicales.....Envie d' AUTOROUTE !!!!!!
Nous avons mis 9 heures pour 234 kms et pour couronner le tout, à 50 kms de l'arrivée, pour éviter les barrages, nous avons dû franchir el cerro de Sama. C'est à dire, monter la montagne par des lacets interminables et bien sûr, redescendre....
Je suis arrivée à Tarija crevée.
Heureusement l´hôtel Carmen que j' ai choisi est superbe, en plein centre de Tarija:
J'ai une jolie chambre confortable au 3è étage et ma chambre donne sur une belle terrasse d'où je vois el cerro et tout cela pour 135 bolivianos soit 13,50 euros par nuit, petit- déjeuner copieux inclus.
Beaucoup de restaurants et de cafés à Tarija et il fait très beau. De jolis jardins et parcs où il est agréable de flâner.
Hélas, ce matin nous devions partir pour Potosí mais des blocages de routes. Personne n'entre ou sort.
Le pays tout entier est bloqué : mineurs, ouvriers, enseignants sont en grève pour.......les retraites. Mais ici ils bloquent systématiquement les accès aux villes. Les Boliviens disent eux-mêmes : " Bienvenidos a Bolivia, país de los bloqueos permanentes".
J'espère que cela ne durera pas trop longtemps, nous allons déjà être obligés de modifier notre trajet :-((
Nous sommes le 9 Mai, ici il est 09h33....
Un saludo a Francia
Revenons au 8 Mai.
Nous avons été plus matinaux que les grévistes.
Du coup, au contrôle, le garde nous a fait partir vite puisque le bloqueo allait commemcer !
Il faut savoir que chaque fois qu' on quitte une région il y a un poste de contrôle : vérification des papiers, du permis de conduire, des papiers du véhicule.
Donc nous prenons la piste pour Tarija, une petite ville à 1850 m d'altitude:
Les 100 premiers kilomètres les paysages sont hallucinants, la piste borde des ravins, des précipices vertiginaux puis ensuite, le trajet devient un cauchemar.
Pour la première fois depuis mon arrivée en Bolivie, j'en ai marre. Mal de dos, mal de reins, mal aux cervicales.....Envie d' AUTOROUTE !!!!!!
Nous avons mis 9 heures pour 234 kms et pour couronner le tout, à 50 kms de l'arrivée, pour éviter les barrages, nous avons dû franchir el cerro de Sama. C'est à dire, monter la montagne par des lacets interminables et bien sûr, redescendre....
Je suis arrivée à Tarija crevée.
Heureusement l´hôtel Carmen que j' ai choisi est superbe, en plein centre de Tarija:
J'ai une jolie chambre confortable au 3è étage et ma chambre donne sur une belle terrasse d'où je vois el cerro et tout cela pour 135 bolivianos soit 13,50 euros par nuit, petit- déjeuner copieux inclus.
Beaucoup de restaurants et de cafés à Tarija et il fait très beau. De jolis jardins et parcs où il est agréable de flâner.
Hélas, ce matin nous devions partir pour Potosí mais des blocages de routes. Personne n'entre ou sort.
Le pays tout entier est bloqué : mineurs, ouvriers, enseignants sont en grève pour.......les retraites. Mais ici ils bloquent systématiquement les accès aux villes. Les Boliviens disent eux-mêmes : " Bienvenidos a Bolivia, país de los bloqueos permanentes".
J'espère que cela ne durera pas trop longtemps, nous allons déjà être obligés de modifier notre trajet :-((
Nous sommes le 9 Mai, ici il est 09h33....
Un saludo a Francia
lundi 6 mai 2013
Aujourd'hui, nous sommes restés à Tupiza, petite ville de 24000 habitants, assez sympa et animée, propre dans l'ensemble.
Nous avons fait trois circuits dans les environs.
Le premier à la Quebrada Pala la, sorte de millefeuille rouge aux formes surprenantes.
Le deuxième à El Sillar, la piste grimpe grimpe et côtoie des précipices mais d'en haut, le panorama est exceptionnel : montagne rouges, orgues de sable, pics ocres. Renversant.
Le dernier, au sud de Tupiza, nous a fait découvrir el canon d'El inca, la puerta d'El diablo.....
Et tout ça sous un soleil de plomb.
De retour à l'hôtel nous apprenons que les mineurs bloquent les accès à la ville pour une durée indéterminée. Impossible d'entrer ou de sortir.....
Un peu inquiète pour la poursuite du périple. Demain nous devions partir pour Tarija. À voir.
Vraiment désolée de ne pouvoir mettre des photos. Pas de possibilité de transfert. Ce sera pour mon retour.
Nous avons fait trois circuits dans les environs.
Le premier à la Quebrada Pala la, sorte de millefeuille rouge aux formes surprenantes.
Le deuxième à El Sillar, la piste grimpe grimpe et côtoie des précipices mais d'en haut, le panorama est exceptionnel : montagne rouges, orgues de sable, pics ocres. Renversant.
Le dernier, au sud de Tupiza, nous a fait découvrir el canon d'El inca, la puerta d'El diablo.....
Et tout ça sous un soleil de plomb.
De retour à l'hôtel nous apprenons que les mineurs bloquent les accès à la ville pour une durée indéterminée. Impossible d'entrer ou de sortir.....
Un peu inquiète pour la poursuite du périple. Demain nous devions partir pour Tarija. À voir.
Vraiment désolée de ne pouvoir mettre des photos. Pas de possibilité de transfert. Ce sera pour mon retour.
dimanche 5 mai 2013
Dimanche 5 mai, 210 kms, 7heures de route sur l'Altiplano boliviano.
Les guides disent que la piste Uyuní- Tupiza et Tupiza - Tarija est la plus belle de Bolivie. La plus belle je ne sais pas mais ce trajet a été éblouissant. Aucune monotonie, le paysage change constamment et nous avons traversé des sites si beaux que les mots sont impuissants pour traduire mon émotion et mon émerveillement.
La seule difficulté pour moi c'est l'inconfort du 4x4 qui sur ces pistes, secoue terriblement. Mal de dos, mal de rein mais ce n'est rien à côté du bonheur ressenti.
Hôtel sympa à Tupiza où nous séjourneront encore tout demain. Nous voulons visiter la quebrada Pala la et El Sillar.
Et maintenant......dodo mérité !!!!!
Les guides disent que la piste Uyuní- Tupiza et Tupiza - Tarija est la plus belle de Bolivie. La plus belle je ne sais pas mais ce trajet a été éblouissant. Aucune monotonie, le paysage change constamment et nous avons traversé des sites si beaux que les mots sont impuissants pour traduire mon émotion et mon émerveillement.
La seule difficulté pour moi c'est l'inconfort du 4x4 qui sur ces pistes, secoue terriblement. Mal de dos, mal de rein mais ce n'est rien à côté du bonheur ressenti.
Hôtel sympa à Tupiza où nous séjourneront encore tout demain. Nous voulons visiter la quebrada Pala la et El Sillar.
Et maintenant......dodo mérité !!!!!
Quelques problèmes de connexion alors je reprends au 1° mai.
Nous prenons la route en direction de Uyuní. Après 100 kms de route nous prenons la piste. Paysages magiques : des immensités avec tout au fond des montagnes aux sommets enneigés. Des troupeaux de lamas de vigognes ( difficile de les prendre en photo, elles sont sauvages et agiles), d'alpagas et, immobile, assise sur une pierre, sous le soleil brûlant, une bergère en habit traditionnel et son chapeau. Pas de village en vue....D'où vient- elle ?
Le trajet fait 303 km mais à aucun moment je n'éprouve lassitude. Le paysage est changeant perpétuellement.....
Arrivée à Uyuní.
La ville est sans intérêt. Elle est en revanche le départ pour des circuits prestigieux et donc Uyuní est une ville chère ( quoique tout est relatif!)
Jeudi 2 mai.....me voilà partie pour un circuit de 3 jours en 4x4 avec un guide. Nous sommes 6 dans la voiture : un couple d'Allemands de mon âge avec leur fils actuellement en mission humanitaire au Chili, deux jeunes danois, en humanitaire en Bolivie et moi. Nous parlons donc espagnol et anglais pour Ulli qui elle parle peu espagnol. Le groupe est super sympa et nous avons beaucoup discuté et sympathisé.
Nous commençons par le Salar. Imaginez : du blanc immaculé à perte de vue, du blanc étincelant, éblouissant. Le sel crisse sous mes pas. Un paysage hallucinant. Comment fait le chauffeur pour se repérer ???? Quelques montagne marquent l'horizon au loin mais elles sur ressemblent. La voiture roule sur cette étendue.
Premier arrêt à Col hani, petit village des travailleurs du sel, artisanat à profusion. Premiers achats pour cadeaux :-)
Ensuite arrêt sur l'île Inca Huasi, l'île des cactus. Des cactus géants, très vieux certains. Je fais le circuit balisé entre rocailles et cactus. Lentement, ça grimpe et avec l'altitude le souffle est court. Pique-nique préparé par le guide.
Nous reprenons la route sur le désert blanc avec une longue séance de photos rigolotes. Fou-rire assuré.
Vers 17h nous arrivons à notre premier hébergement dans un hôtel de sal. Oubliez le mot hôtel......il s'agit d'un gîte dont les murs sont faits de blocs de sel et le sol est couvert de sel. Je partage une < chambre> avec Ulli. Pas de lumière, sauf de 19h30 à 21h30 pour le repas. Un lavabo à l'extérieur qui laisse couler un filet d'eau glacée et un WC pour 30 personnes. Autant dire....toilette minimale, merci les lingettes de bébé prévues !!!! Grâce à plusieurs couches de vêtements j'arrive à dormir malgré le froid et l'altitude (3700 m)
Le 3mai, réveil et petit déjeuner.... Nous voilà partis pour la suite du circuit. Notre guide se révèle exceptionnel, très compétent, toujours prêt à répondre à toutes nos questions.
Après le Salar d'Uyuní nous traversons le salar de Chiguana, puis le Valle de la Luna, le désert de Siloli où nous prenons maintes photos de l'arbre de pierre.
Direction vers la Laguna colorada qui porte bien son nom et où pêchent des centaines de flamands. Franchement je n'ai pas su distinguer les andins des boliviens.....pas très douée en zoologie !
De là nous filons vers le deuxième refuge. Il est 17 heures, il fait moins 3° . Cette fois- ci nous dormons tous les dix dans une grande chambre avec lumière mais comme toujours sans chauffage. À 19h30 dîner. Il fait moins 6°... La nuit a été courte et rude. Lever à 5heures du matin, il fait moins 15° . Je suis congelée, glacée. Petit déjeuner glacial et après une attente interminable dans le froid départ pour la dernière journée.
D'abord les geysers, à 4700 m d'altitude. Impressionnants. Dans les cratères bouillonne un magma : flop flop comme dans la marmite d'une sorcière. Attention, danger, la température est de 200 degrés..
De là départ vers le désert de Chalviri et ses sources chaudes à 37° mais, je l'avoue, je n'ai pas du le courage de me mettre en maillot par moins 10° pour me baigner, j'ai préféré aller boire un mate de coca.
Après le bain nous allons traverser le désert de Dalí, près de la frontière chilienne, puis la Laguna versé et nous accompagnons les allemands à la frontière, ils repartent vers le Chili.
Le retour vers Uyuní commence : la vallée des roches, le passage de l'Inca, Villamar, village verdoyant etSan Cristobal, notre dernière halte.
Mais à 40 km de l'arrivée....surprise.....des paysans bloquent la route. Les chauffeurs essaient en vain de trouver des routes alternatives mais en vain.
Beaucoup d'attente. Il fait froid. Il fait nuit. Finalement nous traversons le barrageà pied et des voitures nous récupèrent pour nous ramener à UUyuní. Arrivée à l'hôtel où Jean-Pierre et Évelyne, très inquiets l'attendent.
Petit repas avec musique bolivienne. Douche......quel bonheur !!!! Et dodo. Mon circuit de 3 jours est terminé.
Demain la piste pour rejoindre Tupiza.
Nous prenons la route en direction de Uyuní. Après 100 kms de route nous prenons la piste. Paysages magiques : des immensités avec tout au fond des montagnes aux sommets enneigés. Des troupeaux de lamas de vigognes ( difficile de les prendre en photo, elles sont sauvages et agiles), d'alpagas et, immobile, assise sur une pierre, sous le soleil brûlant, une bergère en habit traditionnel et son chapeau. Pas de village en vue....D'où vient- elle ?
Le trajet fait 303 km mais à aucun moment je n'éprouve lassitude. Le paysage est changeant perpétuellement.....
Arrivée à Uyuní.
La ville est sans intérêt. Elle est en revanche le départ pour des circuits prestigieux et donc Uyuní est une ville chère ( quoique tout est relatif!)
Jeudi 2 mai.....me voilà partie pour un circuit de 3 jours en 4x4 avec un guide. Nous sommes 6 dans la voiture : un couple d'Allemands de mon âge avec leur fils actuellement en mission humanitaire au Chili, deux jeunes danois, en humanitaire en Bolivie et moi. Nous parlons donc espagnol et anglais pour Ulli qui elle parle peu espagnol. Le groupe est super sympa et nous avons beaucoup discuté et sympathisé.
Nous commençons par le Salar. Imaginez : du blanc immaculé à perte de vue, du blanc étincelant, éblouissant. Le sel crisse sous mes pas. Un paysage hallucinant. Comment fait le chauffeur pour se repérer ???? Quelques montagne marquent l'horizon au loin mais elles sur ressemblent. La voiture roule sur cette étendue.
Premier arrêt à Col hani, petit village des travailleurs du sel, artisanat à profusion. Premiers achats pour cadeaux :-)
Ensuite arrêt sur l'île Inca Huasi, l'île des cactus. Des cactus géants, très vieux certains. Je fais le circuit balisé entre rocailles et cactus. Lentement, ça grimpe et avec l'altitude le souffle est court. Pique-nique préparé par le guide.
Nous reprenons la route sur le désert blanc avec une longue séance de photos rigolotes. Fou-rire assuré.
Vers 17h nous arrivons à notre premier hébergement dans un hôtel de sal. Oubliez le mot hôtel......il s'agit d'un gîte dont les murs sont faits de blocs de sel et le sol est couvert de sel. Je partage une < chambre> avec Ulli. Pas de lumière, sauf de 19h30 à 21h30 pour le repas. Un lavabo à l'extérieur qui laisse couler un filet d'eau glacée et un WC pour 30 personnes. Autant dire....toilette minimale, merci les lingettes de bébé prévues !!!! Grâce à plusieurs couches de vêtements j'arrive à dormir malgré le froid et l'altitude (3700 m)
Le 3mai, réveil et petit déjeuner.... Nous voilà partis pour la suite du circuit. Notre guide se révèle exceptionnel, très compétent, toujours prêt à répondre à toutes nos questions.
Après le Salar d'Uyuní nous traversons le salar de Chiguana, puis le Valle de la Luna, le désert de Siloli où nous prenons maintes photos de l'arbre de pierre.
Direction vers la Laguna colorada qui porte bien son nom et où pêchent des centaines de flamands. Franchement je n'ai pas su distinguer les andins des boliviens.....pas très douée en zoologie !
De là nous filons vers le deuxième refuge. Il est 17 heures, il fait moins 3° . Cette fois- ci nous dormons tous les dix dans une grande chambre avec lumière mais comme toujours sans chauffage. À 19h30 dîner. Il fait moins 6°... La nuit a été courte et rude. Lever à 5heures du matin, il fait moins 15° . Je suis congelée, glacée. Petit déjeuner glacial et après une attente interminable dans le froid départ pour la dernière journée.
D'abord les geysers, à 4700 m d'altitude. Impressionnants. Dans les cratères bouillonne un magma : flop flop comme dans la marmite d'une sorcière. Attention, danger, la température est de 200 degrés..
De là départ vers le désert de Chalviri et ses sources chaudes à 37° mais, je l'avoue, je n'ai pas du le courage de me mettre en maillot par moins 10° pour me baigner, j'ai préféré aller boire un mate de coca.
Après le bain nous allons traverser le désert de Dalí, près de la frontière chilienne, puis la Laguna versé et nous accompagnons les allemands à la frontière, ils repartent vers le Chili.
Le retour vers Uyuní commence : la vallée des roches, le passage de l'Inca, Villamar, village verdoyant etSan Cristobal, notre dernière halte.
Mais à 40 km de l'arrivée....surprise.....des paysans bloquent la route. Les chauffeurs essaient en vain de trouver des routes alternatives mais en vain.
Beaucoup d'attente. Il fait froid. Il fait nuit. Finalement nous traversons le barrageà pied et des voitures nous récupèrent pour nous ramener à UUyuní. Arrivée à l'hôtel où Jean-Pierre et Évelyne, très inquiets l'attendent.
Petit repas avec musique bolivienne. Douche......quel bonheur !!!! Et dodo. Mon circuit de 3 jours est terminé.
Demain la piste pour rejoindre Tupiza.
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